Et si ce n’était pas de la folie

Livre : Ne le laissez pas entrer (lettre 2/4)Autrice : Lisa Jewell

Personnage : AshÉmotion : admirative et solidaire

Chapitre 11, page 52 : « Un voyant rouge clignote dans la tête d’Ash »

Lis pourquoi un personnage m’a habitée bien après avoir refermé le livre : Ash.

Ash, c’est celle qui refuse d’ignorer ce qui sonne faux. Depuis le début, elle sent que quelque chose ne va pas, alors que les autres ne voient qu’un homme charmant. Elle ne peut rien prouver. Mais elle sait. Et elle ne lâche pas.

Le problème, c’est que personne ne la croit. On la trouve excessive, un peu trop méfiante. On préfère douter d’elle plutôt que de douter de lui. Alors elle reste seule avec sa certitude, à chercher, à insister, pendant qu’autour d’elle on lève les yeux au ciel.

Et c’est ça qui m’a serré le cœur. Qu’on puisse sentir juste, et que ça ne serve à rien tant que personne ne vous écoute.

Ash, elle, n’a pas cédé. Même seule. Même prise pour folle. Elle a continué à faire confiance à ce qu’elle ressentait, alors qu’il aurait été bien plus simple de se taire et de rentrer dans le rang.

On connaît tous cette sensation. Sentir quelque chose de différent et se taire. Se dire qu’on exagère sûrement. Que si personne d’autre ne le voit, c’est peut-être nous qui nous trompons. On finit par douter de soi avant de douter des autres.

Depuis Ash, je me méfie un peu moins des intuitions qui dérangent. Elles n’ont pas toujours raison. Mais elles méritent peut-être d’être écoutées avant d’être réduites au silence.

La prochaine fois que quelque chose sonne faux au fond de toi, écoute-le.

Ce n’est peut-être pas de la folie. C’est peut-être toi qui vois clair.

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