Juste un café, juste moi
Période : mars 2026Contexte : un café seule
Lettre à : ouverteÉmotion : apaisée
Lis pourquoi un simple café, seule, suffit à m’apaiser.
Les enfants sont gardés. J’ai quelques heures devant moi. Je pourrais faire les courses, avancer le ménage et m’occuper des papiers.
Au lieu de ça, je pousse la porte d’un café.
Il est 14 h. La table près de la fenêtre est libre. Je commande un double expresso. Je m’installe. Et personne, pendant un moment, n’a besoin de moi.
C’est ça qui me fait du bien. Pas la table, pas le café : le fait d’être seule. Ne surveiller personne, ne répondre à personne, ne pas tendre l’oreille pour vérifier que tout va bien à côté.
Juste moi, assise, dans le bruit tranquille des autres. Une tasse qu’on repose, un clavier sur lequel quelqu’un tape, une conversation entre deux personnes à la table voisine.
Parfois je lis. Parfois, je sors de quoi écrire et j’avance sur un projet qui n’appartient qu’à moi.
Et à mesure que la tasse se vide, quelque chose se remet en place. Je me rappelle que j’ai aussi mes envies et que je peux leur consacrer du temps.
Certaines nuits, je rêve encore de vendre des glaces au bord de la mer. Je ne partirai pas.
Mais un café, seule, de temps en temps : ça, c’est possible. Et j’ai compris que c’est même nécessaire.
Si tu as une heure à toi cette semaine, ne la donne pas tout de suite aux courses. Garde-la.
Offre-toi un café, seule.
Une table, une tasse, et personne qui t’appelle : c’est parfois tout ce qu’il faut pour se retrouver.